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A propos de William Shakespeare de Victor Hugo….

Posted by Eddy on 28 juin 2015 in Auteur sur kindle |

 

A propos de William Shakespeare
de Victor Hugo….

 

Victor Hugo présente un livre en PDF sur William Shakespaere, c’est très intéressant et complet, à vous maintenant de compléter votre savoir !

A propos de William Shakespeare de Victor Hugo

A propos de William Shakespeare de Victor Hugo

En 1613, il arriva que Shakespeare, étant allé à Stratford-sur-Avon, n’eut plus envie de retourner à Londres.

Peut-être était-il gêné.

Il venait d’être contraint d’emprunter sur sa maison.

Le contrat hypothécaire qui constate cet emprunt, en date du 11 mars 1613, et revêtu de la signature de Shakespeare, existait encore au siècle dernier chez un procureur qui le donna à Garrick, lequel l’a perdu.

Garrick a perdu de même, c’est Mlle Violetti, sa femme, qui le raconte, le manuscrit de Forbes, avec ses lettres en latin.

A partir de 1613, Shakespeare resta à sa maison de New Place, occupé de son jardin, oubliant ses drames, tout à ses fleurs.

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Il planta dans ce jardin de New Place le premier mûrier qu’on ait cultivé à Stratford, de même que la reine Élisabeth avait porté en 1561 les premiers bas de soie qu’on ait vus en Angleterre.

Le 25 mars 1616, se sentant malade, il fit son testament.

Son testament, dicté par lui, est écrit sur trois pages ; il signa sur les trois pages ; sa main tremblait ; sur la première page il signa seulement son prénom WILLIAM, sur la seconde : WILM SHASPR, sur la troisième : WILLIAM SHASP.

Le 23 avril, il mourut.

Il avait ce jour-là juste cinquante-deux ans, étant né le 23 avril 1564.

Ce même jour 23 avril 1616, mourut Cervantès, génie de la même stature.

Quand Shakespeare mourut, Milton avait huit ans, Corneille avait dix ans, Charles Ier et Cromwell étaient deux adolescents, l’un de seize, l’autre de dix-sept ans.

A propos de William Shakespeare de Victor Hugo.

L’espace, le bleu, comme disent les Allemands, n’est certes pas interdit à Shakespeare.

La terre voit et parcourt le ciel ; elle le connaît sous ses deux aspects, obscurité et azur, doute et espérance.

La vie va et vient dans la mort.

Toute la vie est un secret, une sorte de parenthèse énigmatique entre la naissance et l’agonie, entre l’œil qui s’ouvre et l’œil qui se ferme.

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Ce secret, Shakespeare en a l’inquiétude.

Dans Shakespeare, les oiseaux chantent, les buissons verdissent, les cœurs aiment, les âmes souffrent, le nuage erre, il fait chaud, il fait froid, la nuit tombe, le temps passe, les forêts et les foules parlent, le vaste songe éternel flotte.

La sève et le sang, toutes les formes du fait multiple, les actions et les idées, l’homme et l’humanité, les vivants et la vie, les solitudes, les villes, les religions, les diamants, les perles, les fumiers, les charniers, le flux et le reflux des êtres, le pas des allants et venants, tout cela est sur Shakespeare et dans Shakespeare, et, ce génie étant la terre, les morts en sortent.

Certains côtés sinistres de Shakespeare sont hantés par les spectres.

Shakespeare est frère de Dante.

L’un complète l’autre.

Dante incarne tout le surnaturalisme, Shakespeare incarne toute la nature ; et comme ces deux régions, nature et surnaturalisme, qui nous apparaissent si diverses, sont dans l’absolu la même unité, Dante et Shakespeare, si dissemblables pourtant, se mêlent par les bords et adhèrent par le fond ; il y a de l’homme dans Alighieri, et du fantôme dans Shakespeare.

On peut dire à Shylock :

Bien mordu, juif !

A propos de William Shakespeare de Victor Hugo.

Et, au fond de ce drame prodigieux, sur la bruyère déserte, au crépuscule, pour promettre aux meurtriers des couronnes, se dressent trois silhouettes noires, où Hésiode peut-être, à travers les siècles, reconnaît les Parques.

Une force démesurée, un charme exquis, la férocité épique, la pitié, la faculté créatrice, la gaieté, cette haute gaieté inintelligible aux entendements étroits, le sarcasme, le puissant coup de fouet aux méchants, la grandeur sidérale, la ténuité microscopique, une poésie illimitée qui a un zénith et un nadir, l’ensemble vaste, le détail profond, rien ne manque à cet esprit.

On sent, en abordant l’œuvre de cet homme, le vent énorme qui viendrait de l’ouverture d’un monde.

Le rayonnement du génie dans tous les sens, c’est là Shakespeare.

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Si jamais un homme a peu mérité la bonne note :

Il est sobre, c’est, à coup sûr, William Shakespeare.

Shakespeare est un des plus mauvais sujets que l’esthétique « sérieuse » ait jamais eu à régenter.

Shakespeare, c’est la fertilité, la force, l’exubérance, la mamelle gonflée, la coupe écumante, la cuve à plein bord, la sève par excès, la lave en torrent, les germes en tourbillons, la vaste pluie de vie, tout par milliers, tout par millions, nulle réticence, nulle ligature, nulle économie, la prodigalité insensée et tranquille du créateur.

A ceux qui tâtent le fond de leur poche, l’inépuisable semble en démence.

A-t-il bientôt fini ?

Jamais.

Shakespeare est le semeur d’éblouissements.

À chaque mot, l’image ; à chaque mot, le contraste ; à chaque mot, le jour et la nuit…

Raffinement, excès d’esprit, afféterie, gongorisme, c’est tout cela qu’on a jeté à la tête de Shakespeare.

On déclare que ce sont les défauts de la petitesse, et l’on se hâte de les reprocher au colosse.

Shakespeare est le semeur d’éblouissements.

À chaque mot, l’image ; à chaque mot, le contraste ; à chaque mot, le jour et la nuit…

Raffinement, excès d’esprit, afféterie, gongorisme, c’est tout cela qu’on a jeté à la tête de Shakespeare.

On déclare que ce sont les défauts de la petitesse, et l’on se hâte de les reprocher au colosse.

A propos de William Shakespeare de Victor Hugo

Mais aussi ce Shakespeare ne respecte rien, il va devant lui, il essouffle qui veut le suivre, il enjambe les convenances, il culbute Aristote ; il fait des dégâts dans le jésuitisme, dans le méthodisme, dans le purisme et dans le puritanisme ; il met Loyola en désordre et Wesley sens dessus dessous ; il est vaillant, hardi, entreprenant, militant, direct.

Son écritoire fume comme un cratère.

Il est toujours en travail, en fonction, en verve, en train, en marche.

Il a la plume au poing, la flamme au front, le diable au corps.

L’étalon abuse ; il y a des passants mulets à qui c’est désagréable.

Etre fécond, c’est être agressif.

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A propos de William Shakespeare de Victor Hugo.

Un poète comme Isaïe, comme Juvénal, comme Shakespeare, est, en vérité, exorbitant.

Que diable !

On doit faire un peu attention aux autres, un seul n’a pas droit à tout, la virilité toujours, l’inspiration partout, autant de métaphores que la prairie, autant d’antithèses que le chêne, autant de contrastes et de profondeurs que l’univers, sans cesse la génération, l’éclosion, l’hymen, l’enfantement, l’ensemble vaste, le détail exquis et robuste, la communication vivante, la fécondation, la plénitude, la production, c’est trop ; cela viole le droit des neutres.

Voilà trois siècles tout à l’heure que Shakespeare, ce poète en toute effervescence, est regardé par les critiques sobres avec cet air mécontent que de certains spectateurs privés doivent avoir dans le sérail.

Shakespeare n’a point de réserve, de retenue, de frontière, de lacune.

Ce qui lui manque, c’est le manque.

Nulle caisse d’épargne.

Il ne fait pas carême.

Il déborde, comme la végétation, comme la germination, comme la lumière, comme la flamme.

Ce qui ne l’empêche pas de s’occuper de vous, spectateur ou lecteur, de vous faire de la morale, de vous donner des conseils, et d’être votre ami, comme le premier bonhomme La Fontaine venu, et de vous rendre de petits services.

A propos de William Shakespeare de Victor Hugo

Vous pouvez vous chauffer les mains à son incendie.

Quand on a lu les innombrables livres lus par Shakespeare, quand on a bu aux mêmes sources, quand on s’est imprégné de tout ce dont il était pénétré, quand on s’est fait en soi un fac-similé du passé tel qu’il le voyait, quand on a appris tout ce qu’il savait, moyen d’en venir à rêver tout ce qu’il rêvait, quand on a digéré tous ces faits, toute cette histoire, toutes ces fables, toute cette philosophie, quand on a gravi cet escalier de volumes, on a pour récompense cette nuée d’ombres divines au-dessus de sa tête.

Un jeune homme s’est dévoué à ce vaste travail.

À côté de cette première tâche, reproduire Shakespeare, il y en avait une deuxième, le commenter.

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A propos de William Shakespeare de Victor Hugo.

L’une, on vient de le voir, exige un poète, l’autre un bénédictin.

Ce traducteur a accepté l’une et l’autre.

Parallèlement à la traduction de chaque drame, il a placé, sous le titre d’introduction, une étude spéciale, où toutes les questions relatives au drame traduit sont discutées et débattues, et où, pièce en mains, le pour et le contre est plaidé.

Ces trente-six introductions aux trente-six drames de Shakespeare, divisés en quinze livres portant chacun un titre spécial, sont dans leur ensemble une œuvre considérable.

Œuvre de critique, œuvre de philologie, œuvre de philosophie, œuvre d’histoire, qui côtoie et corrobore la traduction ; quant à la traduction en elle-même, elle est fidèle, sincère, opiniâtre dans la résolution d’obéir au texte ; elle est modeste et fière ; elle ne tâche pas d’être supérieure à Shakespeare.

A propos de William Shakespeare de Victor Hugo.

Le commentaire couche Shakespeare sur la table d’autopsie, la traduction le remet debout ; et après l’avoir vu disséqué, nous le retrouvons en vie.

Pour ceux qui, dans Shakespeare, veulent tout Shakespeare, cette traduction manquait.

On l’a maintenant.

Désormais il n’y a plus de bibliothèque bien faite sans Shakespeare.

Une bibliothèque est aussi incomplète sans Shakespeare que sans Molière.

L’ouvrage a paru volume par volume et a eu d’un bout à l’autre ce grand collaborateur, le succès.

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A propos de William Shakespeare de Victor Hugo.

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