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Candide ou l’Optimisme de Voltaire

Posted by Eddy on 14 avril 2015 in Auteur sur kindle |

Candide ou l’Optimisme de Voltaire

Il y a dans le livre de Voltaire « Candide ou l’Optimisme » une approche des vices et vertus de l’homme extraordinaire.

Pour comprendre la vie, c’est le livre idéal.

Candide ou l'Optimiste de Voltaire

Candide ou l’Optimiste de Voltaire

Voici des extraits :

Il y avait en Westphalie, dans le château de M. le baron de Thunder-ten-tronckh, un jeune garçon à qui la nature avait donné les mœurs les plus douces.

Sa physionomie annonçait son âme.

Il avait le jugement assez droit, avec l’esprit le plus simple; c’est, je crois, pour cette raison qu’on le nommait Candide.

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Les anciens domestiques de la maison soupçonnaient qu’il était fils de la sœur de monsieur le baron et d’un bon et honnête gentilhomme du voisinage, que cette demoiselle ne voulut jamais épouser parce qu’il n’avait pu prouver que soixante et onze quartiers, et que le reste de son arbre généalogique avait été perdu par l’injure du temps.

Candide ou l’Optimisme de Voltaire

Monsieur le baron était un des plus puissants seigneurs de la Westphalie, car son château avait une porte et des fenêtres.

La grande salle même était ornée d’une tapisserie.

Tous les chiens de ses basses-cours composaient une meute dans le besoin; ses palefreniers étaient ses piqueurs; le vicaire du village était son grand-aumônier.

Ils l’appelaient tous Monseigneur, et ils riaient quand il faisait des contes…..

 Candide ou l’Optimisme de Voltaire

Ces clameurs partaient de deux filles toutes nues qui couraient légèrement au bord de la prairie, tandis que deux singes les suivaient en leur mordant les fesses.

Candide fut touché de pitié; il avait appris à tirer chez les Bulgares, et il aurait abattu une noisette dans un buisson sans toucher aux feuilles.

Il prend son fusil espagnol à deux coups, tire, et tue les deux singes.

Dieu soit loué, mon cher Cacambo!

J’ai délivré d’un grand péril ces deux pauvres créatures: si j’ai commis un péché en tuant un inquisiteur et un jésuite, je l’ai bien réparé en sauvant la vie à deux filles.

Ce sont peut-être deux demoiselles de condition, et cette aventure nous peut procurer de très grands avantages dans le pays.

Il allait continuer, mais sa langue devint percluse quand il vit ces deux filles embrasser tendrement les deux singes, fondre en larmes sur leurs corps, et remplir l’air des cris les plus douloureux.

Je ne m’attendais pas à tant de bonté d’âme, dit-il enfin à Cacambo; lequel lui répliqua: Vous avez fait là un beau chef d’œuvre, mon maître; vous avez tué les deux amants de ces demoiselles.

Leurs amants!

Serait-il possible?………

 Candide ou l’Optimisme de Voltaire

Je suis âgé de cent soixante et douze ans, et j’ai appris de feu mon père, écuyer du roi, les étonnantes révolutions du Pérou dont il avait été témoin.

Le royaume où nous sommes est l’ancienne patrie des incas, qui en sortirent très imprudemment pour aller subjuguer une partie du monde, et qui furent enfin détruits par les Espagnols.

Les princes de leur famille qui restèrent dans leur pays natal furent plus sages; ils ordonnèrent, du consentement de la nation, qu’aucun habitant ne sortirait jamais de notre petit royaume; et c’est ce qui nous a conservé notre innocence et notre félicité.

Les Espagnols ont eu une connaissance confuse de ce pays, ils l’ont appelé Eldorado; et un Anglais, nommé le chevalier Raleigh, en a même approché il y a environ cent années; mais, comme nous sommes entourés de rochers inabordables et de précipices, nous avons toujours été jusqu’à présent à l’abri de la rapacité des nations de l’Europe, qui ont une fureur inconcevable pour les cailloux et pour la fange de notre terre, et qui, pour en avoir, nous tueraient tous jusqu’au dernier.

La conversation fut longue; elle roula sur la forme du gouvernement, sur les mœurs, sur les femmes, sur les spectacles publics, sur les arts.

Enfin Candide, qui avait toujours du goût pour la métaphysique, fit demander par Cacambo si dans le pays il y avait une religion.

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Le vieillard rougit un peu.

Comment donc!

Dit-il, en pouvez-vous douter?

Est-ce que vous nous prenez pour des ingrats?

Cacambo demanda humblement quelle était la religion d’Eldorado.

Le vieillard rougit encore: Est-ce qu’il peut y avoir deux religions? dit-il.

Nous avons, je crois, la religion de tout le monde; nous adorons Dieu du soir jusqu’au matin.

N’adorez-vous qu’un seul Dieu?

Dit Cacambo, qui servait toujours d’interprète aux doutes de Candide.

Apparemment, dit le vieillard, qu’il n’y en a ni deux, ni trois, ni quatre.

Je vous avoue que les gens de votre monde font des questions bien singulières.

Candide ne se lassait pas de faire interroger ce bon vieillard; il voulut savoir comment on priait Dieu dans Eldorado.

Nous ne le prions point, dit le bon et respectable sage; nous n’avons rien à lui demander, il nous a donné tout ce qu’il nous faut; nous le remercions sans cesse.

Candide eut la curiosité de voir des prêtres; il fit demander où ils étaient.

Le bon vieillard sourit……

 Candide ou l’Optimisme de Voltaire

Demandez-moi d’ailleurs tout ce qu’il vous plaira.

Nous ne demandons à votre majesté, dit Cacambo, que quelques moutons chargés de vivres, de cailloux, et de la boue du pays.

Le roi rit:

Je ne conçois pas, dit-il, quel goût vos gens d’Europe ont pour notre boue jaune: mais emportez-en tant que vous voudrez, et grand bien vous fasse.

Il donna l’ordre sur-le-champ à ses ingénieurs de faire une machine pour guider ces deux hommes extraordinaires hors du royaume.

Trois mille bons physiciens y travaillèrent; elle fut prête au bout de quinze jours, et ne coûta pas plus de vingt millions de livres sterling, monnaie du pays.

On mit sur la machine Candide et Cacambo; il y avait deux grands moutons rouges sellés et bridés pour leur servir de monture quand ils auraient franchi les montagnes, vingt moutons de bât chargés de vivres, trente qui portaient des présents de ce que le pays a de plus curieux, et cinquante chargés d’or, de pierreries, et de diamants.

Le roi embrassa tendrement les deux vagabonds.

Candide ou l’Optimisme de Voltaire

Ce fut un beau spectacle que leur départ, et la manière ingénieuse dont ils furent hissés eux et leurs moutons au haut des montagnes.

Les physiciens prirent congé d’eux après les avoir mis en sûreté, et Candide n’eut plus d’autre désir et d’autre objet que d’aller présenter ses moutons à mademoiselle Cunégonde.

Nous avons, dit-il, de quoi payer le gouverneur de Buenos-Aires, si mademoiselle Cunégonde peut être mise à prix.

Marchons vers la Cayenne, embarquons-nous, et nous verrons ensuite quel royaume nous pourrons acheter………..

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