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Contes à la brune d’Armand Silvestre…

Posted by Eddy on 10 juin 2015 in Auteur sur kindle |

 

Contes à la brune d’Armand Silvestre.

Magnifique livre en PDF d’Armand Silvestre, Contes à la brune, une belle approche des saisons, à lire rapidement pour vous redonner le moral…

Contes à la brune d’Armand Silvestre.

Contes à la brune d’Armand Silvestre.

Vous trouverez dans L’HYMNE DES BRUNES d’Armand Silvestre, Chapitre I.- CONTES DE PRINTEMPS, La première du printemps, Mimosas, Le buis, Prose de Pâques, Au salon, Tulipes,

Poème de mai, choses vécues, Chapitre II.- CONTES D’ÉTÉ, Fête des Fleurs, En messidor, Bateaux rouges, Au pays des rêves, Nuits blanches, Paraphrase, Matutina, Chapitre III.- CONTES D’AUTOMNE,

Dans les jardins, Super flumina, Derniers violettes, L’âge d’or, Choses d’amour, Chapitre IV.- CONTES D’HIVER, Première neige, Carnaval amoureux, Brouillards, Taïaut, Amorosa, Mensonges, Entre terre et ciel, Jacinthes, Premier soleil……

Vous doutiez-vous, mon cher Mendès, que vous soulèveriez l’ire des brunes avec votre jolie chanson des blondes ?

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Contes à la brune d’Armand Silvestre.

Vous voilà confondu dans un même anathème avec Maizeroy, également convaincu de n’aimer que les toisons dorées baisant l’ivoire des épaules.

Or voici que les porteuses de chevelures noires, dont un Styx jaillit du front marmoréen, ont élevé vers moi leur plainte et m’adjurent d’être leur champion contre vous.

Ils montent de toutes parts, leurs cris de vengeance, et le plus amer m’arrive de par-delà la Méditerranée, comme un alcyon dont l’aile s’est trempée au flot salé.

Une lettre, une lettre terrible, mon cher, datée de Mustapha-Alger.

N’affrontez pas ces rivages, mon ami, ou vous y trouveriez certainement le sort d’Orphée qui n’eut d’autre tort peut-être que de trop pleurer devant la beauté farouche des Ménades, les charmes dolents et baignés de mélancolie d’Eurydice.

J’en conclus que les immeubles où ces dames loueront des appartements deviendront dangereux à leurs voisins.

Contes à la brune d’Armand Silvestre.

Il y a là une question de risques locatifs, au moins aussi considérable que pour l’incendie et qui donnera à réfléchir aux gens prudents.

Nos aïeux étaient plus sages qui ne laissaient pas «divaguer», comme disent les maires de village en parlant, dans leurs affiches, des chiens errants, les personnes faisant le métier de ramener chez elles les voyageurs, les rufians et les rôdeurs de nuit, mais leur prescrivaient de vivre entre elles et comme cloîtrées dans de profanes couvents où habitait la félicité antique.

Hic habitat félicitas.

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La mode de ces maisons de retraite se perd de plus en plus, et c’est grand dommage pour la dignité des rues et des boulevards, et j’ajouterai pour le plaisir des gens raisonnables.

Car il eût suffi d’un peu d’imagination et de luxe oriental pour en faire la réalisation du Paradis de Mahomet sur la terre.

Je ne sais pas encore par quoi la philosophie contemporaine compte remplacer le symbolisme qui faisait le grand charme des religions disparues.

Grâce à lui, la Nature était de toutes leurs fêtes.

C’était un élément essentiellement païen de poésie et de grandeur, qui n’effrayait pas le spiritualisme bon enfant de nos aïeux.

Cette consécration des choses par un commerce glorieux avec la Divinité n’était pas pour nous montrer le néant de la Matière.

Non plus le petit oeuf teint de rouge qui constituait, dans notre enfance, le plus économique des présents.

Car c’est tout au plus si quelques marchands ambitieux et dans le but coupable d’en augmenter le prix, découpaient sur les plus beaux, avec la pointe d’un canif, le portrait d’une cathédrale.

Mais l’oeuf nouveau, l’oeuf magnifique, obligatoire mais non gratuit, qui est comme le café des étrennes dont le petit Noël avait été l’apéritif, invention des petites dames plus que des mères de famille, joie des cocottes beaucoup plus que tranquillité des parents.

De tous les arts qui ont progressé dans le siècle, celui de demander est certainement un des mieux partagés.

Contes à la brune d’Armand Silvestre.

Ce temps a été dur pour les fois réconfortantes et les illusions généreuses, mais il a beaucoup fait pour la quémanderie.

Il a tué les nobles colères, mais il a perfectionné le pourboire.

Le laurier a symbolysé certaines époques.

La carotte servira d’emblème à celle-ci.

Je dis tout cela sans amertume ; car je ne sais rien de plus charmant que la mode des cadeaux entre gens qui s’aiment.

C’est l’idée de réglementer cette mode qui me convient moins et lui ôte, pour moi, beaucoup de sa poésie.

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Et vous, – comme le temps fuit ! – qui fûtes ma compagne d’une nuit seulement ; d’une nuit chaste mais pleine de désirs, dans l’emportement du train qui nous emmenait l’un et l’autre pour nous séparer à l’arrivée ; d’une nuit trop courte où ne s’échangèrent que des paroles presque banales, mais où tous deux nous sentions déjà l’enlacement délicieux des chaînes qui allaient se briser, croyez-vous que j’aie oublié les rêves absurdement exquis que je sentais en vous aussi bien qu’en moi et qui me reviennent parfois sur des ailes d’espérance ?

La fleur que je préfère, je ne sais pas son nom, – ni vous non plus sans doute, bien que vous soyez plus savante en botanique que moi ; – c’est une fleur à peine, une façon de petite herbe sauvage.

Elle s’est trouvée prise dans la feuille de lierre que vous cueillîtes au bord d’une haie, quand je vous guettai pour la première fois et que vous pliâtes en deux pour la cacher dans mon portefeuille.

J’imagine que c’est quelque plante magique dont le voisinage ensorcela mon coeur pour jamais et vous le soumit par un mystérieux et inexorable pouvoir.

Elle s’appelle pour moi : la Destinée !

C’est-à-dire : le Bonheur !

Si cela vous plaît, ou : l’immortelle Détresse, s’il vous convient de me faire souffrir.

Cela vaut bien, ce me semble, une appellation barbare de Linné ou de Jussieu !

Est-ce que vous aimez vraiment les fruits, madame ?

Je vous ai vue parfois mordre dans une pêche au velours ruisselant sous vos dents blanches, voire engloutir, avec de délicieuses petites mines, des fraises qui n’emportaient rien de la pourpre sanglante de vos lèvres, et même déchirer la chair d’or d’un abricot.

Mais peut-être était-ce par pure condescendance ?

Moi je ne suis pas de l’école des gens qui gardent des poires pour la soif.

Contes à la brune d’Armand Silvestre.

Je préfère infiniment à celles-ci, par les vesprées altérées, la fraîcheur des sources susurrant dans l’épaisseur humide des gazons.

La vraie raison d’être des fruits, c’est les confitures, quand la main délicate d’une femme y a mis son parfum.

Non ?

Vous n’êtes pas de mon avis ?

Vous aimez les fruits pour eux-mêmes, pour leur goût personnel ?

C’est ainsi que j’ai rêvé, cette nuit, que nous étions Adam et Ève dans leur premier séjour.

Cette imagination m’était la plus aimable du monde.

Car tandis que vous me conjuriez de passer un pantalon, pour ne me pas enrhumer, – et cela avec une tendresse dont les instances m’emplissaient de joie et de reconnaissance, – je goûtais, moi, mille délices sournoises et profondes à vous contempler dans le costume léger que l’air seul tissait autour de votre corps bien-aimé.

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Contes à la brune d’Armand Silvestre.

Dût votre pudeur souffrir de cet aveu, je vous préférais ainsi, même en évoquant le souvenir de vos plus jolies toilettes.

Tout ce monde horrible qu’un procès, – celui même de notre état social, – nous révèle, occupant toute l’échelle des classes, depuis ce qui devrait être l’honneur à jamais respecté jusqu’au devoir inexorablement subi ; toute cette canaille remuée comme une mare putride où tombe une pierre, et qui grouille avec des éclats de rire, comme grisée de sa propre infection ; tous ces types révoltants de cynisme qu’une cause, insignifiante en apparence, fait surgir, tout cela passe, dans mon cerveau, avec les détritus, les trognons, les immondices que l’égout roule à mes pieds.

Pas un cri d’honneur dans cette musique de mensonges ; pas une révolte de la conscience dans cette clameur de coquins se jetant l’ignominie à la face les uns des autres ; pas une foi qui surgisse, de ce désarroi de toutes les confiances, pas une foi dans un homme dont on ose dire : Celui-là ne peut être soupçonné !

Magistrats, ministres, ce qui est la loi, ce qui est la force, tout est confondu dans le scepticisme gouailleur de la foule, qui sait bien qu’on la trompe et qui préfère s’en amuser que s’en indigner.

Une fleur, une fleur même qui s’était ouverte sur les derniers pas de l’automne, émergea de ces blancheurs défaillantes.

Était-elle, elle aussi, un symbole m’annonçant que notre amour allait refleurir.

Ce qui me reste de cette rêverie, c’est que la fâcherie, même la plus légère, est mauvaise aux vrais amants.

Toutes les neiges ne fondent pas ainsi au premier rayon de soleil, et le cœur de la terre, ce cœur aux chaleurs sacrées qui s’épanouissent dans le sang vivant des roses, ne bat plus dans les montagnes qui dorment ensevelies sous des neiges éternelles.

Contes à la brune d’Armand Silvestre.

L’homme absurde est celui qui ne change jamais.

Ajoutons, pour la défense de cet alexandrin pitoyable, qu’il n’y a plus d’hommes absurdes aujourd’hui.

Nous vivons dans un temps d’éclectisme où les opinions ont, pour le plus grand nombre, la durée d’un vêtement, et tout le monde sait comment les vêtements sont confectionnés avec les draps sophistiqués et les machines à coudre contemporaine.

Il n’y a plus que les académiciens qui se commandent des habits solides, les académiciens et les trépassés opulents, par l’excellente raison que, comme le dit un vieux et sage proverbe :

Quand on est mort, c’est pour longtemps……

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– Bon ! Fritz s’aperçoit encore qu’il a laissé son crayon et ses tablettes sur la table de la brasserie qui est certainement fermée maintenant.

C’eût été si simple de glisser un mot dans une cachette entre deux pierres où le génie fureteur de Gudule l’aurait certainement trouvé le lendemain matin.

Un trait de lumière jaillit au cerveau de Fritz von Sauciss, comme un rayon de soleil qui traverse les brouillards.

Il lui vient directement de la vessie, ce qui n’est pas la marche ordinaire des idées chez un homme à jeun.

Mais notre gaillard avait bu infiniment de chopes mousseuses et il ne les pouvait décidément plus contenir.

Or, voyez comme l’inspiration nous peut venir de n’importe où !

Fritz pense que ses expansions naturelles et tièdes feront des trous dans la neige et, convenablement dirigées, pourront même y tracer des caractères.

Contes à la brune d’Armand Silvestre.

Avec cette encre nouvelle et sur ce papier nouveau – je ne parle pas du nouveau porte-plume – il parvient donc à tracer très distinctement, devant la porte de Hans, ces mots destinés à sa femme :

A midi demain.

Et, en se gardant bien de signer, il se retire, enchanté de son imagination.

Le malheur fut que c’est Hans, qui, étant sorti, le premier, lut avant personne ce billet de par terre.

Les yeux des cocus se dessillent quelquefois de la façon la plus inattendue.

Il rentra furieux et dit à Gudule :

– Un homme vous a donné rendez-vous en écrivant sur la neige, et cet homme est Fritz, votre ancien fiancé.

– Est-il possible, s’écria Gudule, et quelle idée !

– Inutile de nier, madame, continue le justicier domestique, j’ai reconnu son écriture !……..

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