0

De la Terre à la Lune de Jules Verne….

Posted by Eddy on 24 septembre 2015 in Auteur sur kindle |

 

De la Terre à la Lune de Jules Verne.

 

Encore une très intéressante histoire de Jules Verne.

Auteur : Jules Verne.

Editeur en PDF : Les Editions PEL.

De la Terre à la Lune de Jules Verne

De la Terre à la Lune de Jules Verne

Extraits :

– Peut-être eût-il paru plus logique, reprit Barbicane, de consacrer cette première séance à la discussion de l’engin…

– En effet, répondit le général Morgan.

– Cependant, reprit Barbicane, après mûres réflexions, il m’a semblé que la question du projectile devait primer celle du canon, et que les dimensions de celui-ci devaient dépendre des dimensions de celui-là.

– Je demande la parole », s’écria J. – T. Maston.

La parole lui fut accordée avec l’empressement que méritait son passé magnifique.

« Mes braves amis, dit-il d’un accent inspiré, notre président a raison de donner à la question du projectile le pas sur toutes les autres !

Ce boulet que nous allons lancer à la Lune, c’est notre messager, notre ambassadeur, et je vous demande la permission de le considérer d’un point de vue purement moral.

Téléchargez Maintenant Votre livre en PDF :
De la Terre à la Lune de Jules Verne.

Cette façon nouvelle d’envisager un projectile piqua singulièrement la curiosité des membres du Comité ; ils accordèrent donc la plus vive attention aux paroles de J. – T. Maston.

« Mes chers collègues, reprit ce dernier, je serai bref ; je laisserai de côté le boulet physique, le boulet qui tue, pour n’envisager que le boulet mathématique, le boulet moral.

Le boulet est pour moi la plus éclatante manifestation de la puissance humaine ; c’est en lui qu’elle se résume tout entière ; c’est en le créant que l’homme s’est le plus rapproché du Créateur !

– Très bien ! dit le major Elphiston.

– En effet, s’écria l’orateur, si Dieu a fait les étoiles et les planètes, l’homme a fait le boulet, ce critérium des vitesses terrestres, cette réduction des astres errant dans l’espace, et qui ne sont, à vrai dire, que des projectiles !

A Dieu la vitesse de l’électricité, la vitesse de la lumière, la vitesse des étoiles, la vitesse des comètes, la vitesse des planètes, la vitesse des satellites, la vitesse du son, la vitesse du vent !

Mais à nous la vitesse du boulet, cent fois supérieure à la vitesse des trains et des chevaux les plus rapides !

  1. – T. Maston était transporté ; sa voix prenait des accents lyriques en chantant cet hymne sacré du boulet.

« Voulez-vous des chiffres ?

Reprit-il, en voilà d’éloquents !

De la Terre à la Lune de Jules Verne.

Prenez simplement le modeste boulet de vingt-quatre ; s’il court huit cent mille fois moins vite que l’électricité, six cent quarante fois moins vite que la lumière, soixante-seize fois moins vite que la Terre dans son mouvement de translation autour du Soleil, cependant, à la sortie du canon, il dépasse la rapidité du son, il fait deux cents toises à la seconde, deux mille toises en dix secondes, quatorze milles à la minute ( –   6 lieues), huit cent quarante milles l’heure ( –   360 lieues), vingt mille cent milles par jour ( –   8 640 lieues), c’est-à-dire la vitesse des points de l’équateur dans le mouvement de rotation du globe, sept millions trois cent trente-six mille cinq cents milles par an ( –   3 155 760 lieues).

Il mettrait donc onze jours à se rendre à la Lune, douze ans à parvenir au Soleil, trois cent soixante ans à atteindre Neptune aux limites du monde solaire.

Voilà ce que ferait ce modeste boulet, l’ouvrage de nos mains !

Que sera-ce donc quand, vingtuplant cette vitesse, nous le lancerons avec une rapidité de sept milles à la seconde !

Ah ! Boulet superbe !

Splendide projectile !

Téléchargez Maintenant Votre livre en PDF :
De la Terre à la Lune de Jules Verne.

J’aime à penser que tu seras reçu là-haut avec les honneurs dus à un ambassadeur terrestre !

– Sachez, monsieur, répondit J. – T. Maston en prenant ses grands airs, sachez qu’un artilleur est comme un boulet, il ne peut jamais aller trop loin !

La discussion tournait aux personnalités, mais le président intervint.

« Du calme, mes amis, et raisonnons ; il faut évidemment un canon d’une grande volée, puisque la longueur de la pièce accroîtra la détente des gaz accumulés sous le projectile, mais il est inutile de dépasser certaines limites.

– Parfaitement, dit le major.

– Quelles sont les règles usitées en pareil cas ?

Ordinairement la longueur d’un canon est vingt à vingt-cinq fois le diamètre du boulet, et il pèse deux cent trente-cinq à deux cent quarante fois son poids.

– Ce n’est pas assez, s’écria J. – T. Maston avec impétuosité.

– J’en conviens, mon digne ami, et, en effet, en suivant cette proportion, pour un projectile large de neuf pieds pesant vingt mille livres, l’engin n’aurait qu’une longueur de deux cent vingt-cinq pieds et un poids de sept millions deux cent mille livres.

– C’est ridicule, répartit J. – T. Maston.

Autant prendre un pistolet !

De la Terre à la Lune de Jules Verne.

– Je le pense aussi, répondit Barbicane, c’est pourquoi je me propose de quadrupler cette longueur et de construire un canon de neuf cents pieds.

Le général et le major firent quelques objections ; mais néanmoins cette proposition, vivement soutenue par le secrétaire du Gun-Club, fut définitivement adoptée.

« Maintenant, dit Elphiston, quelle épaisseur donner à ses parois.

– Une épaisseur de six pieds, répondit Barbicane.

– Vous ne pensez sans doute pas à dresser une pareille masse sur un affût ? demanda le major.

– Ce serait pourtant superbe ! dit J. – T. Maston.

– Mais impraticable, répondit Barbicane.

Téléchargez Maintenant Votre livre en PDF :
De la Terre à la Lune de Jules Verne.

Non, je songe à couler cet engin dans le sol même, à le fretter avec des cercles de fer forgé, et enfin à l’entourer d’un épais massif de maçonnerie à pierre et chaux, de telle façon qu’il participe de toute la résistance du terrain environnant.

Une fois la pièce fondue, l’âme sera soigneusement alésée et calibrée, de manière à empêcher le vent du boulet ; ainsi il n’y aura aucune déperdition de gaz, et toute la force expansive de la poudre sera employée à l’impulsion.

– Hurrah ! Hurrah ! fit J. – T. Maston, nous tenons notre canon.

– Pas encore ! répondit Barbicane en calmant de la main son impatient ami.

– Et pourquoi ?

– Parce que nous n’avons pas discuté sa forme.

Sera-ce un canon, un obusier ou un mortier ?

– Un canon, répliqua Morgan.

– Un obusier, repartit le major.

– Un mortier ! » S’écria J. – T. Maston.

De la Terre à la Lune de Jules Verne.

Une nouvelle discussion assez vive allait s’engager, chacun préconisant son arme favorite, lorsque le président l’arrêta net.

« Mes amis, dit-il, je vais vous mettre tous d’accord ; notre Columbiad tiendra de ces trois bouches à feu à la fois.

Ce sera un canon, puisque la chambre de la poudre aura le même diamètre que l’âme.

Ce sera un obusier, puisqu’il lancera un obus.

Enfin, ce sera un mortier, puisqu’il sera braqué sous un angle de quatre-vingt-dix degrés, et que, sans recul possible, inébranlablement fixé au sol, il communiquera au projectile toute la puissance d’impulsion accumulée dans ses flancs.

– Adopté, adopté, répondirent les membres du Comité.

– Une simple réflexion, dit Elphiston, ce can-obuso-mortier sera-t-il rayé ?

– Non, répondit Barbicane, non ; il nous faut une vitesse initiale énorme, et vous savez bien que le boulet sort moins rapidement des canons rayés que des canons à âme lisse……

Téléchargez Maintenant Votre livre en PDF :
De la Terre à la Lune de Jules Verne.

 

vous aimerez aussi:

    Recevez mes articles par e-mail :

    Étiquettes : , , , , , ,

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

CommentLuv badge

Les liens des commentaires peuvent être libérés des nofollow.

Copyright © 2012-2017 Auteur-editeur-sur-kindle.
.

Mentions légales Réalisation 123 Web | contenu rédactionnel géré par le client