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Fort comme la mort – Auteur – Guy de Maupassant.

Posted by Eddy on 3 mai 2015 in Auteur sur kindle |

Fort comme la mort – Guy de Maupassant :

Voici un livre de l’auteur Guy de Maupassant qui va vous apporter ou vous redonner l’envie de vivre, c’est une histoire perpétuelle qui s’intègre facilement  à la vie que nous vivons.

Fort comme la mort – Guy de Maupassant

Fort comme la mort – Guy de Maupassant

Les Editions PEL sont très heureuse de vous faire un cadeau de ce livre : Fort Comme La Mort.

Et si elle ne venait pas ?

Alors il recevrait une dépêche, une carte, un domestique ou un commissionnaire ?

Si elle ne venait pas, qu’allait-il faire ?

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Fort Comme La Mort Auteur Guy de Maupassant.

C’était une journée perdue : il ne pourrait plus travailler.

Alors ?…

Alors, il irait prendre de ses nouvelles, car il avait besoin de la voir.

C’était vrai, il avait besoin de la voir, un besoin profond, oppressant, harcelant.

Qu’était cela ? De l’amour ?

Fort comme la mort – Guy de Maupassant.

Mais il ne se sentait ni exaltation dans la pensée, ni emportement dans les sens, ni rêverie dans l’âme, en constatant que, si elle ne venait pas ce jour-là, il souffrirait beaucoup.

Le timbre de la rue retentit dans l’escalier du petit hôtel, et Olivier Bertin se sentit tout à coup un peu haletant, puis si joyeux, qu’il fit une pirouette en jetant sa cigarette en l’air.

Elle entra ; elle était seule.

Il eut une grande audace, immédiatement.

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– Savez-vous ce que je me demandais en vous attendant ?

– Mais non, je ne sais pas.

– Je me demandais si je n’étais pas amoureux de vous.

– Amoureux de moi ! Vous devenez fou !

Mais elle souriait, et son sourire disait :

«C’est gentil, je suis très contente.»

Elle reprit:

– Voyons, vous n’êtes pas sérieux ; pourquoi faites-vous cette plaisanterie ?

Après son départ, après cette fuite, à laquelle il n’avait pas osé s’opposer, il était demeuré seul, écoutant encore, bien qu’elle fût loin déjà, le bruit de ses pas, de sa robe, et de la porte retombant, poussée par une main éperdue.

Fort comme la mort – Guy de Maupassant.

Il restait debout, plein d’une joie ardente, profonde, bouillante.

Il l’avait prise, elle !

Cela s’était passé entre eux !

Était-ce possible ?

Après la surprise de ce triomphe, il le savourait, et pour le mieux goûter, il s’assit, se coucha presque sur le divan où il l’avait possédée.

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Il y resta longtemps, plein de cette pensée qu’elle était sa maîtresse, et qu’entre eux, entre cette femme qu’il avait tant désirée et lui, s’était noué en quelques moments le lien mystérieux qui attache secrètement deux êtres l’un à l’autre.

Il gardait en toute sa chair encore frémissante le souvenir aigu de l’instant rapide où leurs lèvres s’étaient rencontrées, où leurs corps s’étaient unis et mêlés pour tressaillir ensemble du grand frisson de la vie.

Ce fut un soir, après une longue causerie sur les maîtresses des peintres illustres, qu’elle se laissa glisser dans ses bras.

Elle y resta, cette fois, sans essayer de fuir, et lui rendit ses baisers.

Alors, elle n’eut plus de remords, mais le vague sentiment d’une déchéance, et pour répondre aux reproches de sa raison, elle crut à une fatalité.

Entraînée vers lui par son cœur qui était vierge, et par son âme qui était vide, la chair conquise par la lente domination des caresses, elle s’attacha peu à peu, comme s’attache les femmes tendres, qui aiment pour la première fois.

Chez lui, ce fut une crise d’amour aigu, sensuel et poétique.

Il lui semblait parfois qu’il s’était envolé, un jour, les mains tendues, et qu’il avait pu étreindre à pleins bras le rêve ailé et magnifique qui plane toujours sur nos espérances.

Il avait fini le portrait de la comtesse, le meilleur, certes, qu’il eût peint, car il avait su voir et fixer ce je ne sais quoi d’inexprimable que presque jamais un peintre ne dévoile, ce reflet, ce mystère, cette physionomie de l’âme qui passe, insaisissable, sur les visages.

Ses yeux d’artiste et ses yeux d’homme étaient séduits par sa fraîcheur, par cette poussée de belle vie claire, par cette sève de jeunesse éclatant en elle ; et son cœur, plein des souvenirs de sa longue liaison avec la comtesse, trouvant, dans l’extraordinaire ressemblance d’Annette avec sa mère, un rappel d’émotions anciennes, des émotions endormies du début de son amour, avait peut-être un peu tressailli sous la sensation d’un réveil.

Un réveil ?

Oui ?

C’était cela ?

Cette idée l’illumina.

Il se sentait réveillé après des années de sommeil.

S’il avait aimé la petite sans s’en douter, il aurait éprouvé près d’elle ce rajeunissement de l’être entier, qui crée un homme différent dès que s’allume en lui la flamme d’un désir nouveau.

Non, cette enfant n’avait fait que souffler sur l’ancien feu !

C’était bien toujours la mère qu’il aimait, mais un peu plus qu’auparavant sans doute, à cause de sa fille, de ce recommencement d’elle-même.

Fort comme la mort – Guy de Maupassant.

Et il formula cette constatation par ce sophisme rassurant :

On n’aime qu’une fois !

Le cœur peut s’émouvoir souvent à la rencontre d’un autre être, car chacun exerce sur chacun des attractions et des répulsions.

Toutes ces influencer font naître l’amitié, les caprices, des envies de possession, des ardeurs vives et passagères, mais non pas de l’amour véritable.

Pour qu’il existe, cet amour, il faut que les deux êtres soient tellement nés l’un pour l’autre, se trouvent accrochés l’un à l’autre par tant de points, par tant de goûts pareils, par tant d’affinités de la chair, de l’esprit, du caractère, se sentent liés par tant de choses de toute nature, que cela forme un faisceau d’attaches.

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Ce qu’on aime, en somme, ce n’est pas tant Mme X… ou M. Z…, c’est une femme ou un homme, une créature sans nom, sortie de la Nature, cette grande femelle, avec des organes, une forme, un cœur, un esprit, une manière d’être générale qui attirent comme un aimant nos organes, nos yeux, nos lèvres, notre cœur, notre pensée, tous nos appétits sensuels et intelligents.

On aime un type, c’est-à-dire la réunion, dans une seule personne, de toutes les qualités humaines qui peuvent nous séduire isolément dans les autres.

On allait jouer Faust.

Musadieu racontait des anecdotes sur les premières représentations de cette œuvre à l’Opéra-Comique, sur le demi-four d’alors suivi d’un éclatant triomphe, sur les interprètes du début, sur leur manière de chanter chaque morceau.

Annette, à demi tournée vers lui, l’écoutait avec cette curiosité avide et jeune dont elle enveloppait le monde entier, et, par moments, elle jetait sur son fiancé, qui serait son mari dans quelques jours, un coup d’œil plein de tendresse.

Elle l’aimait, maintenant, comme aiment les cœurs naïfs, c’est-à-dire qu’elle aimait en lui toutes les espérances du lendemain.

L’ivresse des premières fêtes de la vie et l’ardent besoin d’être heureuse la faisaient frémir d’allégresse et d’attente.

Et Olivier, qui voyait tout, qui savait tout, qui avait descendu tous les degrés de l’amour secret, impuissant et jaloux, jusqu’au foyer de la souffrance humaine où le cœur semble crépiter comme de la chair sur des charbons, restait debout au fond de la loge en les couvrant l’un et l’autre d’un regard de supplicié.

Un murmure s’éleva.

Il était fort bien et plaisait aux femmes.

Olivier, au contraire, eut un frisson de désappointement, car l’évocation poignante du poème dramatique de Goethe disparaissait dans cette métamorphose.

Il n’avait désormais devant les yeux qu’une féerie pleine de jolis morceaux chantés, et des acteurs de talent dont il n’écoutait plus que la voix.

Cet homme en pourpoint, ce joli garçon à roulades, qui montrait ses cuisses et ses notes, lui déplaisait.

Ce n’était point le vrai, l’irrésistible et sinistre chevalier Faust, celui qui allait séduire Marguerite.

Il se rassit, et la phrase qu’il venait d’entendre lui revint à la mémoire :

Je veux un trésor qui les contient tous, Je veux la jeunesse.

– Ce que vous éprouvez près d’elle ressemble-t-il à ce que vous éprouviez près de moi ?

– Oui et non … et c’est pourtant presque la même chose.

Je vous ai aimée autant qu’on peut aimer une femme.

Elle, je l’aime comme vous, puisque c’est vous ; mais cet amour est devenu quelque chose d’irrésistible, de destructeur, de plus fort que la mort.

Je suis à lui comme une maison qui brûle est au feu !

Fort comme la mort – Guy de Maupassant.

Elle sentit sa pitié séchée sous un souffle de jalousie, et prenant une voix consolante :

– Mon pauvre ami !

Dans quelques jours elle sera mariée et partira.

En ne la voyant plus, vous vous guérirez, sans doute.

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Il remua la tête.

– Oh ! Je suis bien perdu, perdu !

– Mais non, mais non !

Vous serez trois mois sans la voir.

Cela suffira.

Il vous a bien suffi de trois mois pour l’aimer plus que moi, que vous connaissez depuis douze ans.

Alors il l’implora dans son infinie détresse.

– Any, ne m’abandonnez pas ?

– Que puis-je faire, mon ami ?

– Ne me laissez pas seul.

– J’irai vous voir autant que vous voudrez.

Fort comme la mort – Guy de Maupassant.

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