0

Les rêveries du promeneur solitaire de Jean-Jacques Rousseau.

Posted by Eddy on 14 mai 2015 in Auteur sur kindle |

Les rêveries du promeneur solitaire…

 

Les rêveries du promeneur solitaire de Jean-Jacques Rousseau, sont un

Les Rêveries du Promeneur Solitaire – Jean-Jacques Rousseau

Les Rêveries du Promeneur Solitaire – Jean-Jacques Rousseau

divertissement dans notre monde de brutes, à vous maintenant de rêver…

Tout ce qui m’est extérieur m’est étranger désormais.

Je n’ai plus en ce monde ni prochain, ni semblables, ni frères.

Téléchargez Votre PDF Gratuit :
Les Rêveries du Promeneur Solitaire de Jean-Jacques Rousseau

Je suis sur la terre comme dans une planète étrangère où je serais tombé de celle que j’habitais.

Si je reconnais autour de moi quelque chose, ce ne sont que des objets affligeants et déchirants pour mon cœur, et je ne peux jeter les yeux sur ce qui me touche et m’entoure sans y trouver toujours quelque sujet de dédain qui m’indigne, ou de douleur qui m’afflige.

Écartons donc de mon esprit tous les pénibles objets dont je m’occuperais aussi douloureusement qu’inutilement.

Les rêveries du promeneur solitaire…

Seul pour le reste de ma vie, puisque je ne trouve qu’en moi la consolation, l’espérance et la paix, je ne dois ni ne veux plus m’occuper que de moi.

C’est dans cet état que je reprends la suite de l’examen sévère et sincère que j’appelai jadis mes Confessions.

Est-il temps au moment qu’il faut mourir d’apprendre comment on aurait dû vivre ?

Eh ! Que me servent des lumières si tard et si douloureusement acquises sur ma destinée et sur les passions d’autrui dont elle est l’oeuvre ?

Je n’ai appris à mieux connaître les hommes que pour mieux sentir la misère où ils m’ont plongé, sans que cette connaissance, en me découvrant toujours piégés, m’en ait pu faire éviter aucun.

Téléchargez Votre PDF Gratuit :
Les Rêveries du Promeneur Solitaire de Jean-Jacques Rousseau

Que ne suis-je resté toujours dans cette imbécile mais douce confiance qui me rendit durant tant d’années proie et le jouet de mes bruyants amis, sans qu’enveloppé de toutes leurs trames j’en eusse même le moindre soupçon !

J’étais leur dupe et leur victime, il est vrai, mais je me croyais aimer d’eux, et mon coeur jouissait de l’amitié qu’ils m’avaient inspirée en leur en attribuant autant pour moi.

Ces douces illusions sont détruites.

La triste vérité que le temps et la raison m’ont dévoilée en me faisant sentir mon malheur m’a fait voir qu’il était sans remède et qu’il ne me restait qu’à m’y résigner.

Ainsi toutes les expériences de mon âge sont pour moi dans mon état sans utilité présente et sans profit pour l’avenir.

Les rêveries du promeneur solitaire…

Peut-on chercher de la bonne foi dans des chefs de parti ?

Leur philosophie est pour les autres ; il m’en faudrait une pour moi.

Cherchons-la de toutes mes forces tandis qu’il est temps encore afin d’avoir une règle fixe de conduite pour le reste de mes jours.

Me voilà dans la maturité de l’âge dans toute la force de l’entendement.

Déjà je touche au déclin.

Téléchargez Votre PDF Gratuit :
Les Rêveries du Promeneur Solitaire de Jean-Jacques Rousseau

Si j’attends encore, je n’aurai plus dans ma délibération tardive l’usage de toutes mes forces ; mes facultés intellectuelles auront déjà perdu de leur activité, je ferai moins bien ce que je puis faire aujourd’hui de mon mieux possible : saisissons ce moment favorable ; il est l’époque de ma réforme externe et matérielle, qu’il soit aussi celle de ma réforme intellectuelle et morale.

Je m’en tins donc à ce qui était à ma portée sans m’engager dans ce qui la passait.

Ce parti était raisonnable, Je l’embrassai Jadis, et m’y tins avec l’assentiment de mon cœur et de ma raison Sur quel fondement y renoncerais-je aujourd’hui que tant de puissants motifs m’y doivent tenir attaché ?

Quel danger vois-je à le suivre ?

Les rêveries du promeneur solitaire…

Quel profit trouverais-je à abandonner ?

En prenant la doctrine de mes persécuteurs, prendrais-je aussi leur morale ?

Cette morale sans racine et sans fruit qu’ils étalent pompeusement dans des livres ou dans quelque action d’éclat sur le théâtre, sans qu’il en pénètre jamais rien dans le cœur ni dans la raison – ou bien cette autre morale secrète et cruelle, doctrine intérieure de tous leurs initiés, à laquelle l’autre ne sert que de masque, qu’ils suivent seule dans leur conduite et qu’ils ont si habilement pratiquée à mon égard.

Cette morale, purement offensive, ne sert point à la défense et n’est bonne qu’à l’agression.

Téléchargez Votre PDF Gratuit :
Les Rêveries du Promeneur Solitaire de Jean-Jacques Rousseau

De quoi me servirait-elle dans l’état où ils m’ont réduit ?

Ma seule innocence me soutient dans les malheurs, et combien me rendrais-je plus malheureux encore, si m’ôtant cette unique mais puissante ressource, j’y substituais la méchanceté ?

Les atteindrais-je dans l’art de nuire, et quand j’y réussirais de quel mal me soulagerait celui que je leur pourrais faire ?

Les rêveries du promeneur solitaire…

Je perdrais ma propre estime et je ne gagnerais rien à la place.

Une fois convaincu qu’il n’y a que mensonge et fausseté dans les démonstrations grimacières qu’on me prodigue, j’ai passé rapidement à l’autre extrémité : car quand on est une fois sorti de son naturel, il n’y a plus de bornes qui nous retiennent.

Dès lors je me suis dégoûté des hommes, et ma volonté concourant avec la leur cet égard me tient encore plus éloigné d’eux que font toutes leurs machines.

L’orgueil peut-être se mêle encore à ces égarements, je me sens trop au-dessus d’eux pour les haïr.

Téléchargez Votre PDF Gratuit :
Les Rêveries du Promeneur Solitaire de Jean-Jacques Rousseau

Ils peuvent m’intéresser tout au plus jusqu’au mépris, mais jamais jusqu’à la haine, enfin je m’aime trop moi-même pour pouvoir haïr qui que soit.

Le bonheur est un état permanent qui ne semble pas fait ici-bas pour l’homme.

Tout est sur la terre dans un flux continuel qui ne permet à rien d’y prendre une forme constante.

Les rêveries du promeneur solitaire…

Tout change autour de nous.

Nous changeons nous-mêmes et nul ne peut s’assurer qu’il aimera demain ce qu’il aime aujourd’hui.

vous aimerez aussi:

    Recevez mes articles par e-mail :

    Étiquettes : , , , , , , ,

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

CommentLuv badge

Les liens des commentaires peuvent être libérés des nofollow.

Copyright © 2012-2017 Auteur-editeur-sur-kindle.
.

Mentions légales Réalisation 123 Web | contenu rédactionnel géré par le client