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Ma Conversion ou le Libertin de Qualité de Mirabeau…

Posted by Eddy on 11 juin 2015 in Auteur sur kindle |

Ma Conversion ou
le Libertin de Qualité de Mirabeau,

Le livre de Mirabeau « Ma Conversion » vous apprendra beaucoup sur la vie des gens riches, vous pourrez ainsi compléter utilement votre éducation et vos principes….

Ma Conversion ou le Libertin de Qualité, Auteur Mirabeau

Ma Conversion ou le Libertin de Qualité, Auteur Mirabeau

Mais, Monsieur Satan, tout est bien changé dans ce pays ; vous devenez vieux ; vous restez chez vous ; les moines même ne peuvent vous en arracher.

Vos diablereaux, pauvres hères !

N’en savent pas autant que des récits infidèles, parce que nos femmes les attrapent et les bernent.

Je trouve donc une occasion de m’acquitter envers vous ; je vous offre mon livre.

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Ma Conversion ou le Libertin de Qualité de Mirabeau.

Vous y lirez la gazette de la cour, les nouvelles à la main des filles, des financiers et des dévotes.

Vous serez instruit de quelques tours de bissac où, toute fin diable que vous êtes, vous auriez eu un pied de nez.

Mais que votre chaste épouse n’y fourre pas le sien ; car aussitôt cornes de licornes s’appliqueraient sur votre front séraphique.

Défiez-vous surtout de ces grandes manches à gros vit, et ne laissez pas aller votre femme en confrérie sans une ceinture.

Cependant, que la jalousie ne trouble pas votre repos ; car voyez-vous, Monsieur Satan, si elle le veut, cocu serez, et quand vous la mettriez en poche, s’y foutrait-elle par la boutonnière.

Puissent les tableaux que j’ai l’honneur de mettre sous vos yeux ranimer un peu votre antique paillardise.

–  J’ai d’autres projets peut-être ; son argent est consommé, ses diamants sont vendus, mon caprice est passé…

Ma Conversion ou le Libertin de Qualité de Mirabeau,

Vous verrez cependant que, pour me faire enrager, elle s’avisera d’être fidèle ; il faut que je prenne la peine d’avoir des torts avec elle.

–  Vous en aurez bientôt.

–  Non ; car voici ma conclusion :

« Madame, je ne rappellerai point vos bontés, elles me sont chères, et mon cœur aime à vous avoir des obligations que toute autre ne m’eût pas fait contracter ; mais plaignez-moi ; c’est ma reconnaissance qui me coûtera la vie ; c’est le soin de votre gloire qui va détruire mon bonheur.

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Je vous dois de cesser des visites qui vous compromettraient : hélas !

Je sais trop qu’en prononçant cette séparation funeste, je dicte mon arrêt. »

Puissances du ciel !

Combien vous êtes attestées !

A force de singeries, je parviens à m’attendrir ; ma dulcinée verse tour à tour les larmes de la douleur et celles du plaisir : ma fuite est combinée par des points d’arrêt sur tous les sofas des appartements, et c’est à sa dernière extase que je me sauve.

Elle a de l’esprit avec les femmes, de la gentillesse avec les hommes, beaucoup de retenue dans le public, un ton de femme de qualité et des dehors imposants.

Dans le particulier, je n’ai guère connu de tempérament plus vif, plus soutenu, et en même temps plus varié.

Ma Conversion ou le Libertin de Qualité de Mirabeau,

Ses caresses sont séduisantes, parce qu’elles sont franches, et vingt fois j’ai été tenté de l’aimer.

Au reste, elle n’est pas sans défaut : elle a une profonde vénération pour elle-même ; ses décisions sont des oracles, ses préceptes, des lois ; je n’ai rien vu de si impérieux.

Il est vrai qu’elle y joint l’adresse et que souvent vous croyez faire votre volonté en ne suivant que la sienne.

Tiens, je te le dis avec franchise, les femmes de cour, à commencer par moi, sont dangereuses au-delà de l’expression ; rien ne leur manque pour plaire, et les hommes trouvent en nous la société de la bonne compagnie et tous les vices de la mauvaise, vices qui, communiqués et rendus, font entre les deux sexes une circulation dont les effets, variés à l’infini, ont presque toujours pour base, pour motif et pour but la perfidie.

« Nous sommes coquettes par ton, vicieuses par caractère ; le plaisir a pour nous de l’attrait, mais nous jouissons par habitude.

Un amant nouveau est sûr de nous plaire ; cela est au point qu’il m’arrive tous les hivers de recevoir mon mari avec une joie incroyable, de lui prodiguer pendant vingt-quatre heures les caresses de la passion : l’illusion cesse, le bandeau tombe, je le reconnais, je me reconnais moi-même, et nous nous quittons.

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Je n’ai que le temps d’étendre Agathe sur un fauteuil, et je travaille sa compagne.

Celle-ci était moins vive, mais pétrie par la volupté.

Elle avait surtout cette qualité si précieuse que j’avais déjà trouvée à quelques femmes, et toujours avec un nouveau ravissement : le sanctuaire se refermait après le sacrifice, et pressait sans laisser le temps de débander.

Mais voyez combien l’esprit avait donné de réflexions à Agathe ; elle ne me faisait plus de questions.

Les deux amies, penchées l’une sur l’autre, étaient dans une extase dont rien ne pouvait les tirer.

Pour moi, je jouissais de leur trouble ingénu, et je le partageais… nous ne parlâmes plus du jeu ; elles reconnurent ma tromperie sans m’en savoir mauvais gré, et l’esprit, de temps en temps, leur donna de nouvelles leçons.

J’étais au comble du bonheur, à un peu de fatigue près ; mais le diable, qui veille toujours, s’était fourré dans la tête de me débusquer d’un si bon gîte.

L’habitude amène la sécurité, la sécurité endort ; on ne se précautionne plus et l’on devient soi-même l’artisan de son malheur ; d’ailleurs, une pomme pour trois déesses les fit battre ; un homme pour vingt religieuses…

Il y a de quoi, j’imagine, les faire étrangler.

Vous ne connaissez pas, mon ami, les républiques femelles, dont l’abbesse est comme le doge.

La plupart des filles qui les composent ont été enrôlées malgré elles dans la milice céleste ; on les a faites épouses d’un être immatériel, et les charmes de la contemplation ne détruisent pas en elles la corporalité.

Il en résulte dans la jeunesse une révolte des esprits charnels, un conflit de juridiction entre les sens et la raison, entre le créateur et la créature, où souvent la faiblesse humaine est obligée, comme Pilate, de s’en laver les mains.

Ma Conversion ou le Libertin de Qualité de Mirabeau,

Tout cela ne fait que tromper les passions, irriter les désirs, les allumer davantage…

De là les nerfs, les spasmes, etc., etc.

Dans la vieillesse, on est pie-grièche, colère, âpre, grondeuse.

De là encore les inspirations, les apparitions et toutes les folies que les uns ont brûlées, les autres canonisées…

Cela n’est point de mon grave sujet.

On fait ton éloge.

C’est bien dommage que tant de qualités soient gâtées par tel et tel défaut (il sera toujours dirigé suivant la manie de l’auditeur bénévole) ; on sème ainsi peu à peu la froideur, on te suit pied à pied, on ne laisse échapper aucune occasion.

–  Mais je ne donnerai aucune prise sur moi.

–  Tu ne sais que ça !

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On te calomniera…

Tu veux obtenir une place, former un établissement.

Lettres anonymes, inventées par le diable, qui en fit présent au premier cénobite, voleront de tous côtés.

Nos partisans les répandront, les proclameront en secret, en les commettant ; les envieux les adopteront avidement et les mettront en crédit ; tes ennemis (tout homme en a, et ceux de mérite plus que les autres) enchériront.

–  Mais je me défendrai peut-être.

–  Sans doute, je crois même que tu persuaderas cent personnes qui te connaîtront particulièrement, mais la voie publique sera toujours contre toi, et à peine trente ans de vie te suffiront-ils pour effacer l’impression qui t’aura perdu…

Va, va, nous suivons à la lettre la maxime que l’ami Machiavel nous a léguée :

Calomniez toujours, il reste au moins la cicatrice ; et la méthode est infaillible.

–  Ma foi, père, je suis ravi, extasié ; je ne vous croyais pas si habiles.

–  Bon, bon, reprend le papelard, ce ne sont là que nos éléments…

Et si je te dévoilais les ressorts de cette politique qui nous a fait pendant si longtemps commander à la terre en rois des rois, et faire disparaître à notre gré les souverains du trône ou du séjour des vivants…

–  Ah ! Père, de grâce, apprenez-moi de si belles choses !

Pardieu !

Qui sait ?

Peut-être me ferais-je cordelier.

–  Tu pourrais, foutre !

Plus mal t’adresser.

Mais, écoute…

Ma Conversion ou le Libertin de Qualité de Mirabeau,

Tu n’ignores pas qu’il fut un temps où la crasse ignorance enveloppa le monde ; le fanatisme et la superstition régnèrent en souverains sur ces siècles heureux…

Ageà jamais mémorable et fortuné où le froc commandait au diadème, où les Bernard, les François, les Dominique, puissants en voix, en poumons et en scélératesse, savaient émouvoir, exalter la bile de l’imbécile chrétienté !

Prophètes audacieux et menteurs, ils entassèrent des millions de croisés dans les sables de l’Egypte et de la Palestine, et l’Europe, à leur premier signe ébranlée contre l’Asie, courut y chercher de vastes tombeaux, tandis que les crédules habitants, devenus nos vassaux, laissaient dans nos mains assez de dépouilles pour élever la vraie Jérusalem, la Jérusalem immortelle et puissante, où devaient pulluler tous les vices de l’oisiveté, tous les crimes de l’ambition et de la cupidité !

Alors tout moine était saint, tout homme un peu éclairé, au-dessus de son siècle, excommunié.

La liberté n’est plus ; nous poursuivons son ombre jusqu’au fond de l’âme, jusqu’au fond de la pensée…

Heureux temps !

Ils changèrent hélas !…

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Alors un sceptre de fer régira l’univers, soumis à nos caprices, dévoué à nos plaisirs.

Nous disposerons, en sultans, des mères, des femmes, des filles de nos esclaves, et nous amènerons ces âmes avilies au point de regarder comme un bien leur déshonneur…

Va, ces jours de gloire et de félicité s’avancent plus rapidement que ne le croient nos imprudents ennemis.

Ils n’osent pas tenter le seul moyen de les reculer, celui de casser notre sainte milice et la hiérarchie puissante sous les drapeaux de laquelle nous servons, de nous arracher surtout ces richesses immenses qui nous rendent tout possible.

Non, nous ne craignons rien de ce siècle vénal ; nous payons des protecteurs qui deviendront nos esclaves : ils nous rendront au centuple ce qu’ils nous auront coûté.

–  Par la sambleu !

Père, voilà qui est sublime !

Quelle immensité de vues !

Quelle étendue de scélératesse !

Quels mystères d’iniquités… (Je m’arrête, car père Ambroise s’apercevait qu’il avait trop parlé et fronçait le sourcil ; pour le dérider, j’attrape Alexandrine, qui dansait au milieu de la chambre…)

Ma Conversion ou le Libertin de Qualité de Mirabeau,

Père, voulez-vous connaître le vrai type de la destinée des empires, l’instrument des révolutions, la boussole de l’univers ?…

Le voilà, dis-je, en mettant en évidence le con rebondi de la belle ; c’est là que viennent aboutir les intrigues du sacerdoce, la morgue du sultan, le faste du mogol, les caprices du despote, les fureurs du tyran, les délires ambitieux du conquérant, les richesses des deux hémisphères !…

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